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Journal de l'Arctique – Quatrième semaine

20 avril – 26 avril 2002

Nous nous sommes vraiment bien installés sur la glace. Un renard arctique nous a découverts et visite notre camp régulièrement, cherchant à manger autour de notre tente cuisine et du dépotoir. Sa fourrure blanche, qui lui sert de camouflage dans la neige, prendra bientôt une teinte plus foncée qui se confondra au paysage estival.
Après de longues heures de travail dans le froid à l'extérieur, tout le monde aime se rassembler dans la tente cuisine pour déguster une bonne cuisine maison bien chaude et discuter des événements de la journée.
Quelquefois, lorsque la tente scientifique est bondée, nous travaillons dans nos tentes logements, sur nos ordinateurs portatifs. Puisque nos tentes sont dressées sur la glace marine et que la chaleur produite par notre poêle monte, il fait froid au niveau du sol mais chaud près du toit. Nous suspendons donc nos vêtements sur des cordes près du plafond pour les chauffer et les sécher.
Les latrines sont une des rares tentes qui ne sont pas chauffées, il va sans dire que les gens y passent le moins de temps possible!
Nous avons effectué diverses expériences à l'aide de sources sonores et d'appareils d'écoute. Nous devons parfois transporter l'équipement hors du camp par motoski sur plusieurs kilomètres de neige rugueuse.

Un appareil d'arpentage de précision nous aide à déterminer les endroits exacts pour nos tests.
Pour descendre les sources sonores sous la glace, nous devons percer des trous dans la glace à l'aide d'une tarière, comme on fait avec un tire-bouchon. Cela se fait souvent à la main, mais si la glace est très épaisse, on fait tourner la tarière avec un moteur qu'on y attache et on se sert d'un grand trépied pour tirer le long manche de la tarière.
Une perceuse à eau chaude est nécessaire pour faire des grands trous. Cette machine fait circuler l'eau, la chauffe rapidement à une haute température et la pompe le long d'un tuyau à têtes coupantes spéciales qui passe à travers la glace en la faisant fondre.
Le milieu océanique influe sur le parcours du son et sur dont celui-ci est réfléchi par la glace. Avant d'effectuer nos expériences, nous descendons dans la mer des instruments qui nous donnent des informations sur le milieu océanique, par exemple sa température et sa salinité.
Plusieurs types d'appareils générateurs de sons sont descendus dans l'océan à travers des trous percés dans la glace. La capacité de nos appareils d'écoute de capter les sons produits par ces appareils est surveillée minutieusement par un appareil d'essai situé dans la tente scientifique.
Si quelque chose tombe en panne, les techniciens doivent localiser et réparer la panne immédiatement. Ils ont apporté beaucoup de réserves parce que nous sommes à des milliers de kilomètres de la plus proche quincaillerie.

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