Jusqu'à présent, nos
expériences ont beaucoup progressé. Le premier test consistait à étudier
des capteurs appelés « geobuoys », habituellement lancés sur la glace par
un avion Aurora, et à renvoyer des informations sur les sons sous-marins.
Pour notre test, nous avons lancé d'une hauteur de 200 m une douzaine de
ces capteurs en forme de flèche à partir d'un ballon cerf-volant
(un cerf-volant et un ballon combinés) rempli d'hélium.
Une fois les pics à glace
jetés, nous avons dressé une tente scientifique, chauffée, et nous avons
relié par câble les pics à glace à nos ordinateurs à l'intérieur de la
tente.
Cette petite tente
octogone est notre « bureau » sur la glace. Dehors, nous descendons des
sources sonores dans l'eau à travers des trous percés dans la glace. À
l'intérieur, nos ordinateurs portatifs enregistrent les vibrations
détectées par les pics à glace qui se trouvent à la surface de la
glace.
Nous avons aussi commencé de
nombreux essais sous-marins. Afin de placer des sources sonores et des
hydrophones (microphones sous-marins) sous la glace, nous avons percé
des trous de 5 po sur 8 po (1.5 m sur 2.5 m) et dressé une tente chauffée par-dessus pour
l'empêcher de geler entièrement.
Pour
placer bien placer les choses à l'endroit voulu, nous utilisons un véhicule
télécommandé appelé Phantom.
Ce mini sous-marin est
contrôlé à l'aide de deux manches à balai pour la plongée, la remontée
et la direction. Il est muni d'une caméra vidéo à grossissement
variable.
Phantom a
un bras manipulateur, comme un Canadarm en miniature, qui sert à récupérer
de petits objets et des morceaux coupés de cordes emmêlées.