Répercussions environnementales de différentes sources d'énergie.
Le pétrole
Le dioxyde de carbone libéré en brûlant des combustibles fossiles, y inclus le pétrole, contribue à l'effet de serre. D'autres gaz ainsi libérés sont toxiques ou cancérigènes (ex., monoxyde de carbone, hydrocarbures imbrûlés, benzêne, etc.). Les transformations chimiques subséquentes de ces gaz produisent de l'ozone et des oxydes d'azote. Le transport du pétrole représente un danger pour l'environnement, surtout lorsque le naufrage d'un navire-citerne entraîne un immense déversement. Certaines recherches sont en cours dans le but d'en augmenter l'efficacité et d'en réduire les émanations.
Le charbon
Les gaz libérés par la combustion de charbon contribuent à l'effet de serre (le dioxyde de carbone) et aux pluies acides qui endommagent les lacs, les forêts, les récoltes et les édifices. On peut déjà contrôler efficacement les émissions de gaz acides. On cherche aussi d'autres moyens pour réduire les autres émanations dangereuses pour l'environnement telles que le dioxyde de carbone. L'exploitation du charbon par des mines à ciel ouvert a aussi un impact important sur l'environnement immédiat.
Le gaz naturel
C'est le combustible qui est actuellement le plus inoffensif qui soit pour l'environnement, car il dégage, lors de sa combustion, moins de dioxyde de carbone (bien qu'il en dégage une certaine quantité) et d'autres gaz nocifs. La construction et la présence subséquente des importants réseaux de pipelines a un impact sur l'environnement immédiat.
L'énergie nucléaire
La production de déchets radioactifs à longue vie (c.-à-d., des milliers d'années) -- sous la forme de restes des faisceaux de combustible et de restes des centrales nucléaires périmées et démontées dont l'espérance de vie actuelle est d'environ 40 ans -- crée des problèmes environnementaux. L'avantage du combustible nucléaire, c'est son faible encombrement. Il suffit d'un combustible nucléaire de la taille d'un ballon de volley-ball pour produire toute l'énergie consommée par un Canadien durant sa vie entière! Et il n'y a pas de pollution de l'atmosphère.
Énergie hydro-électrique
L'inondation de vastes territoires représente un problème sérieux de perturbation des écosystèmes. Dans les nouveaux réservoirs, des réactions chimiques provoquent la libération du mercure qui se trouve naturellement dans le sol. L'utilisation de BPC comme isolant dans les transformateurs est interdit depuis les années 1970, mais il représente encore un grave danger pour l'environnement.
Énergie du vent et du Soleil
Les fermes éoliennes et les réseaux de piles solaires prennent de l'espace et peuvent entraîner une pollution visuelle du paysage. Ce sont néanmoins des formes «propres» d'énergie (aucune production de déchets).
Énergie géothermique
La libération éventuelle de gaz ou d'eau contenant des produits toxiques, à partir de gisements souterrains, représente un problème pour l'environnement. Il existe également une pollution sonore (dégagement de vapeur sous pression élevée). Ce même dégagement de chaleur entraîne d'importants changements climatiques locaux.
Énergie verte de la biomasse
Une mauvaise utilisation des plantes et des arbres (forêts, tourbe, etc.) risque de rendre le sol stérile sous l'effet d'un ruissellement accru et d'une érosion due au vent. La combustion de matières végétales produit du dioxyde de carbone qui, libéré dans l'atmosphère, provoque le réchauffement de la planète. L'énergie verte de la biomasse est également associée à une réduction de la quantité de plantes pouvant absorber le dioxyde de carbone, ce qui cause un accroissement de l'effet de serre.
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