Les essais de certains des réseaux du Musée ont été menés à l’Institut canadien de conservation. (Gracieuseté de l’ICC)
Ce qu'il y a de vraiment intéressant au sujet des réseaux spectroscopiques, c'est que leurs concepteurs ne virent jamais les détails des traits qu'ils gravaient. Les traits sont si fins qu'aucun microscope optique n'est assez puissant pour les révéler. Les fabricants ne pouvaient améliorer leurs appareils et leurs techniques qu'en observant bien attentivement les spectres, en évaluant les lacunes comme le flou, la faible luminosité et les images parasites (faible duplication mais raies déplacées). Il fallut attendre les années 1960 pour que l'on essaie de « voir » la surface d'un réseau à l'aide d'un microscope électronique. Ce ne fut cependant pas un projet scientifique, mais plutôt une étude entreprise par deux historiens qui voulaient en savoir plus sur les remarquables plaques témoins de Nobert. Au Musée canadien des sciences et de la technologie, on a poussé plus loin ce type de recherche. Plusieurs des réseaux spectroscopiques de la collection du Musée ont été observés au microscope électronique à balayage (MEB) à l’Institut canadien de conservation (ICC). Les micrographies électroniques ont été prises à des grossissements de 2 000X à 10 000X, ainsi qu’ à 20 000 kV. Elles révèlent certains détails intéressants, que l'on peut voir ici. Les deux premiers réseaux ne font pas partie de la collection du Musée, mais on les a ajoutés pour illustrer comment on a pu améliorer les réseaux spectrographiques avec le temps.
Conservation
Laboratoire de conservation de la SMSTC
À son acquisition par le Musée, l'artefact est examiné minutieusement par la Division de la conservation . Cet examen mène à la rédaction d'un « rapport sur l'état de conservation » qui donne une description détaillée de l'artefact. Une attention particulière est accordée aux matériaux, à la finition et aux modes de fabrication. De plus, l'état de fonctionnement dans la mesure où il est possible de le vérifier), les dommages, la corrosion, les salissures et les marques d'usure sont soigneusement notés, et des photographies sont prises à des fins documentaires. Ces observations minutieuses par des professionnels de la conservation permettent de déterminer le traitement requis; celui-ci est décrit étape par étape, et la « proposition de traitement » subséquente est transmise au conservateur qui doit approuver le projet avant que les travaux puissent commencer.