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Histoire : les origines des réseaux spectroscopiques

En 1785, le scientifique américain David Rittenhouse observait des spectres en utilisant un réseau constitué d'un ensemble de fils parallèles. Cependant, en Allemagne, Joseph von Fraunhofer fut le premier à mesurer et à reconnaître plusieurs raies spectrales dans la lumière du soleil en utilisant un prisme. Ses observations faites en 1814-1815 marquent les débuts de la spectroscopie.

Fig. 4 - cliquer ici pour agrandir la photo Fig. 5 - cliquer ici pour agrandir la photo
Joseph von Fraunhofer
(1787-1826)
Photographie de spectre solaire et dessin de
spectre solaire (en bas) réalisé à la main par
Fraunhofer

John Barton de Londres fit breveter un procédé de gravure sur disque en métal. Les boutons décoratifs qui portaient son nom étaient un sous-produit de ses tentatives de fabriquer, avec Henry Maudslay, une vis-mère parfaite. Plus tard, Barton réalisa un réseau de 800 traits par centimètre (2 000 traits par pouce) pour le scientifique David Brewster, mais la pointe de diamant utilisée se brisa avant que le réseau ne fût terminé. Joseph Saxton créa un réseau spectroscopique aux États-Unis au début des années 1840, qui fut utilisé par l'astronome John W. Draper pour produire la première photographie d'un spectre, peu de temps après l'invention de la photographie.

Friedrich Nobert (1806-1881) était l'un des confectionneurs d'instruments les plus talentueux du XIXe siècle. Dès sa première semaine à l'Institut technique de Berlin, il apprit les techniques de graduation et fabriqua bientôt sa propre machine à graduer. Nobert s'intéressait notamment aux essais avec systèmes optiques de microscope. En 1845, il eut l'idée d'adapter la technologie des machines à graduer pour graver des cibles d'essai sur le verre. Sa première « plaque témoin » comportait des espacements de 440 à 1 760 traits par millimètre (11 000 à 44 000 traits par pouce). C'était la première cible avec un espacement connu que l'on pouvait utiliser pour tester de façon objective la qualité du système optique de microscope. Avant 1873, il avait déjà réalisé une plaque témoin de 9 000 traits par millimètre (225 000 traits par pouce) !

Fig. 6 - cliquer ici pour agrandir la photo
Friedrich Nobert a fabriqué
des plaques témoins et les
meilleurs réseaux spectroscopiques jusque vers 1870.
  Fig. 7 - cliquer ici pour agrandir la photo
Graveur de Nobert fabriqué vers 1845-1850

Fig. 8 - cliquer ici pour agrandir la photo
Micrographies électroniques de l’une des plaques témoins
de microscope de Nobert (Gracieuseté de Gerard L’E. Turner)