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Depuis 130 ans, nous nous servons de la technologie pour enregistrer
et reproduire des sons qui autrement seraient perdus dès qu'ils se produisent.
En sauvegardant ces brefs moments sonores, nous avons, dans une certaine
mesure, remplacé les relations interpersonnelles « en temps réel » par un
processus de communication à sens unique et affranchi du temps. Par
exemple, les gens avaient l'habitude de jouer leur propre musique ou d'assister
à un spectacle public. De nos jours, nous sommes plus portés à écouter des
enregistrements plutôt que de nous rassembler autour d'un piano ou d'aller à
un concert. La musique, et dans une moindre mesure la parole, sont devenues
des produits de consommation plutôt que des activités sociales. La production
en série de cassettes, de disques compacts et d'appareils lecteurs permet aux
gens d'accéder à un répertoire de musique interprété de façon plus experte et
avec des styles plus variés que jamais auparavant. L'ironie de la chose, c'est
que bien peu d'entre nous peuvent chanter aujourd'hui les chansons de nos
grands-parents.
La collection d'appareils de son du Musée compte environ 1 000 artefacts
comprenant des microphones, des haut-parleurs, des appareils
d'enregistrement, ainsi que divers objets et accessoires. Cet aperçu d'une
collection porte surtout sur nos appareils d'enregistrement et de reproduction
du son, dont le nombre s'élève à environ 360. Il est divisé en quatre parties,
selon la technique utilisée pour enregistrer et reproduire les sons. Les chiffres
entre parenthèses correspondent aux numéros de catalogue des artefacts du
Musée
 
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