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Tourne-disques des années 1950 et 1960


Fig. 19. Le tourne-disque VA-45 de RCA Victor (730321) jouait les nouveaux disques 45 tours en vinyle, vers 1949. (Peter Lindell, MSTC)

Après la Seconde Guerre mondiale, les industries du disque et du tourne-disque connaissent un regain dû à une nouvelle ère de prospérité. Les disques en vinyle viennent remplacer les fragiles disques en gomme-laque et de nouvelles méthodes de gravure permettent de condenser davantage les sillons sur un disque. En plus de l'ancienne vitesse de 78 tr/min, les consommateurs doivent donc composer avec deux autres vitesses : 33 1/3 tr/min pour les disques de longue durée de Columbia, et 45 tr/min pour les disques de courte durée dits « 45 tours » de RCA. Ces derniers deviennent les disques de prédilection pour les juke-box et attirent la faveur des adolescents qui, durant les années 1950, constituent un marché influent pour la musique « pop ». Les émissions de radio « Top 40 » deviennent le principal moyen de promotion de cette musique. Jusqu'à l'avènement des albums de rock joués par les stations radio FM à la fin des années 1960, le disque de longue durée est destiné à une clientèle plus âgée qui écoute de la musique classique, du jazz et les airs des spectacles de Broadway. Bien que le Musée possède plusieurs tourne-disques pour 45 tours fabriqués par RCA Victor, la plupart des tourne-disques sur le marché après 1950 avaient trois ou même quatre vitesses.


Fig. 20. Le tourne-disque Symphonic 556 (730199) et autres appareils du même type régnaient en maître dans les salles de jeux des années 1960. (Peter Lindell, MSTC)

Avant 1970, la division démographique des formats de disques se reflète dans les différents marchés du tourne-disque. Au bas de l'échelle des prix figurent les petits tourne-disques monophoniques comme ce modèle Symphonic 556. Après la Seconde Guerre mondiale, l'apparition de la « haute fidélité » en tant que symbole de statut social influence les deux autres créneaux du marché. Dès le milieu des années 1920, les ingénieurs du son ont progressivement augmenté la gamme des fréquences et réduit les bruits parasites et la distorsion des enregistrements. Au cours des années 1950, on introduit les techniques stéréophoniques pour ajouter l'illusion d'amplitude et de directivité des sons. On effectue les premiers enregistrements stéréophoniques sur ruban, mais en 1958, les maisons de disques commencent à commercialiser des disques stéréo de longue durée. À mesure que les informations contenues sur le disque augmentent, le cercle petit mais grandissant d'audiophiles commence à s'impatienter devant les possibilités beaucoup trop limitées de la plupart des tourne-disques, et nombre d'entre eux assemblent eux-mêmes leurs chaînes haute fidélité à partir d'éléments achetés par correspondance ou dans des boutiques spécialisées en électronique. Certaines de ces chaînes sont installées dans des meubles en bois construits sur mesure. Au cours des années 1950 et 1960, des manufacturiers canadiens comme Electrohome et Clairtone (800436) fabriquent des meubles de grandes dimensions et de styles divers dans lesquels on installe des éléments stéréo moins coûteux, et qui sont destinés à une partie très importante du marché de la classe moyenne.

Fig. 21. Meuble stéréo Electrohome Cascade 1 M (830346), utilisé par les parents dans les années 1960. (MSTC)


Fig. 22. Système stéréo chic à éléments séparés, vers 1962. Éléments électroniques Leak (840799), haut-parleurs Wharfedale (840800).(MSTC)