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L'Observatoire fédéral : un siècle déjà

Conclusion

L’Observatoire fédéral est une institution bien connue des Canadiens et Canadiennes d’un certain âge. Des années 1930 à 1970, quand la mesure du temps est devenue du ressort du Conseil national de recherches du Canada, il assurait la diffusion quotidienne des signaux horaires sur la chaîne radiophonique de Radio-Canada. À cette fin et pour assurer la diffusion continue des signaux radio en ondes courtes sur CHU, l’Observatoire a mis au point sa propre horloge parlante. Au milieu des années 1950, celle-ci a été remplacée par une autre fabriquée par les Ateliers Brillié Frères à Paris (1966.0791). En 1958, lorsque les scientifiques du Conseil national de recherches ont réussi à élaborer une horloge atomique assez précise pour remplacer les observations astronomiques, on pouvait en conclure que les jours de l’Observatoire fédéral étaient comptés. L’horloge parlante des Ateliers Brillié Frères a néanmoins continué de signaler toutes les minutes de la nuit et du jour jusqu’à la fermeture de l’Observatoire en 1970.

(Fig.25a)   (Fig.25b)
La première horloge parlante construite à l’Observatoire (à gauche) a été remplacée par une autre fabriquée par les Ateliers Brillié Frères (MSTC 1966.0791, à droite), vers 1955.

Après le transfert des fonctions de mesure du temps et d’observation solaire de l’Observatoire au Conseil national de recherches, en 1970, la lunette astronomique de 15 po (38 cm) ne servait plus qu’à des démonstrations publiques. En 1974, il est devenu évident que le Musée serait mieux placé pour assumer cette fonction. Au cours de l’année, un nouvel observatoire destiné à abriter cette grande lunette astronomique a donc été érigé dans le Parc de la technologie du Musée, où il continue d’offrir une vue inoubliable du ciel nocturne. En 1988, il a reçu le nom d’Observatoire Helen Sawyer Hogg, en l’honneur d’une astronome canadienne de premier plan, championne de la vulgarisation scientifique et surtout astronomique.

(Fig.26)
Photographie aérienne de l’Observatoire fédéral en 1966 :
  1. Dôme de la lunette d’approche de 15 po (38 cm) de diamètre
  2. Salle de passage (comportant deux « obturateurs » pour l’instrument méridien et la lunette de passage Cooke)
  3. Marque méridienne sud pour le cercle méridien (la marque méridienne nord a été enlevée lors de la construction de l’avenue Carling, en haut)
  4. Hangar de l’héliostat (voir la tour anémographe sur le toit du bâtiment de l’Observatoire)
  5. Dôme de l’astrographe installé en 1915
  6. Bâtiment pour les essais en matière de gravité et de normes
  7. Maison de l’Observatoire (résidence du directeur ou de l’astronome en chef)
  8. Bâtiment conçu pour abriter la lunette photographique zénithale en 1951
  9. Bâtiment de la lunette zénithale à chambre photographique (comme ceux abritant l’héliostat et la lunette photographique zénithale, il a un toit à manutention horizontale)
  10. Cadran solaire floral (devant l’Observatoire depuis la fondation)

L’astronomie a été l’une des disciplines scientifiques dominantes au Canada. Dans les articles portant sur l’astrophysique, on fait plus souvent référence aux astronomes canadiens qu’à ceux d’ailleurs, à l’exclusion des astronomes américains et britanniques. Ce statut particulier qu’ont les astronomes canadiens dans le domaine de la recherche astrophysique est en grande partie attribuable à l’institution de l’Observatoire fédéral et à l’ambition de ses premiers astronomes, Klotz, King et Plaskett. Le Musée des sciences et de la technologie du Canada se considère privilégié de compter dans sa collection plusieurs instruments d’importance associés à l’Observatoire et à ses astronomes fondateurs.

À propos de l’auteur :

Randall Brooks est Directeur, Division de la Conservation et de la Recherche, au Musée des sciences et de la technologie du Canada.

Pour plus de renseignements, communiquez avec
Claude Faubert
Musée des sciences et de la technologie du Canada
C.P. 9724, succursale T
Ottawa (Ontario)
K1G 5A3
CANADA

E-mail: cfaubert@technomuses.ca
Téléphone : 991-0372