Artefact en vedette
La page Artefact en vedette vous permet d’accéder à de courts textes sur une sélection d’objets de la collection du MSTC, dont les nouvelles acquisitions.
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Alouette : satellite prêt pour envol
No d’artefact : MSTC 1973.0375
Date : 1961
Source : Centre de recherches sur les télécommunications de la défense
(aujourd’hui le Centre de recherches sur les communications)
Le Canada fut le troisième pays à mettre un satellite en orbite, après les Soviétiques et les Américains. Lancé en 1959, le programme « Alouette » avait pour objectif l’exécution de tests scientifiques dans l’ionosphère. Cette recherche fondamentale a donné lieu à la mise sur pied d’un programme spatial canadien réussi et axé sur les télécommunications.
Le satellite Alouette comportait plusieurs nouveautés techniques – des piles au nickel-cadmium d’une durée extrêmement longue, des panneaux solaires, des transistors et l’antenne STEM. Ceci était l'un de deux satellites identiques préparés pour envol. Il fut utilisé pour développer Alouette II.
Blattnerphone
No d’artefact : MSTC 1969.0727
Date: 1933
Source : Société Radio-Canada
Dès 1930, les progrès accomplis en électronique permettent de commercialiser avec succès en Europe et en Amérique du Nord les premiers enregistreurs magnétiques comme les machines à dicter et les enregistreurs téléphoniques. À l’extérieur de l’Allemagne, la forme dominante de l’enregistrement magnétique jusqu’en 1950 environ reste le support d’enregistrement en acier, qu’il s’agisse d’un fil ou d’un ruban. Le Musée possède 17 de ces enregistreurs datant des années 1940 et 1950. Toutefois, le Blattnerphone, ou enregistreur Marconi-Stille, constitue sans doute le modèle le plus intéressant. Ce gros appareil, qui permettait de faire des enregistrements sur un ruban en acier d’une largeur de 3 mm, a été mis au point en Allemagne et vendu à plusieurs radiodiffuseurs, dont le prédécesseur de la Société Radio-Canada en 1933.
Autoneige B7
No d’artefact : MSTC 1983.0613
Date : v. 1939
Source : Mme N. Durnford
Saviez-vous qu’avant la motoneige, il y a eu l’« autoneige » ?
Toutes deux sont les inventions du Canadien Joseph-Armand Bombardier. La première autoneige, appelée B7, est construite en 1936. Elle est un véhicule motorisé conçu pour circuler sur les routes enneigées grâce à un système de chenilles de caoutchouc et de roue dentée, deux innovations de Bombardier. Elle sera un succès car elle répond aux besoins d’une clientèle habitant les zones rurales ou éloignées.
Cette autoneige date d’environ 1939. Elle peut contenir 7 passagers. Elle servait au service postal à la campagne.
Saqueboute électronique
No d’artefact : MSTC 1975.0336
Date : 1945-1948
Source : Conseil national de recherches Canada
Hugh Le Caine a conçu la saqueboute électronique dans le studio aménagé dans son domicile à Ottawa (Ontario), commençant le travail en 1945 et le terminant en 1948. Dès 1954, il travaille à temps plein à la musique électronique dans un nouveau laboratoire que le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) met à sa disposition. Il y déménage sa saqueboute pour la soumettre à des recherches plus poussées. Des quatre versions de la saqueboute, le modèle que voici est le plus ancien qui subsiste. La saqueboute de Le Caine fait appel à une méthode de production des sons et de contrôle acoustique radicalement différente – la commande en tension – méthode qui est devenue la norme en musique électronique par la suite. Parce qu’elle est le premier instrument à incorporer cette technique, on la considère comme le premier véritable synthétiseur. Cette technique crée une tension de fond automatique que l’on peut maintenir ou varier au besoin. L’intervention physique de l’instrumentiste, qui modifie la position des touches ou des boutons, se traduit par des modifications dans la tension existante, lesquelles modifications influent à leur tour sur plusieurs aspects des sons produits par l’instrument.
Voiture de course
No d’artefact : MSTC AS0079
Date : v. 1936
Source : M. David Boon
Acquisition récente
Cette voiture de course, baptisée la Hubley Bluenose Special, no. 6, a été fabriquée vers 1936 par un mécanicien d’Halifax, Reginald Hubley, aidé de son père. Elle est constituée de pièces provenant de différents manufacturiers automobiles. Elle est considérée comme une « big car » dans le jargon de course ou encore, une « sprint car » .
Elle a participé aux courses tenues à Halifax lors de l’Exposition provinciale au cours desquelles elle aurait remporté une série record de courses. Elle incarne bien le phénomène des courses d’autos de piste courte sur terre battue, populaire au Canada dès les débuts de l’automobile jusqu’à la Seconde Guerre mondiale et même après.
En 1938, elle fut remisée et ce n’est qu’en 2003 qu’elle revint sur une piste de course. Il s’agirait de l’une des deux voitures de course canadiennes datant d’avant la Seconde Guerre mondiale encore en existence au Canada. Celle-ci de surcroit est fonctionnelle. Deux autres auraient émigré aux États-Unis.
Draisienne
No d’artefact : MSTC 1981.0202
Date : v. 1818
Source : M. Lorne Shields
Avez-vous déjà vu ce type de vélo que l’on fait avancer en poussant sur le sol avec ses pieds ?
Il s’agit de la draisienne, l’ancêtre du vélo, inventée par le baron Karl von Drais en 1817. En Europe comme en Amérique, les gens aisés l’accueillent avec frénésie. L’engouement pour la draisienne sera toutefois de courte durée. Très vite, elle suscite de nombreuses protestations à cause, en partie, des accidents qu’elle provoque. Elle devient ainsi l’objet de moqueries et le sujet de poèmes et de caricatures ciblant le pouvoir politique et la société.
L’intérêt pour la draisienne, après sa popularité des années 1818-1819, semble s’être dissipé aussi vite qu’il avait été suscité.
Ampoule à incandescence
No d’artefact : MSTC 1992.0510
Daté : v. 1878
Source: Ontario Hydro
Il s’agit d’une des premières ampoules à incandescence fabriquées par la Edison Electric Light Co. Il est fort probable qu’on a utilisé cette ampoule pour mener des expériences avec l’éclairage électrique. Le filament est vraisemblablement fait de papier carbonisé ou de bristol, et forme six petits enroulements. Sur la base de l’ampoule, quelqu’un – peut-être Edison lui-même – a écrit « Menlo, N.J., 1878 ». L’ampoule est arrivée au Musée des sciences et de la technologie du Canada en provenance du musée d’Ontario Hydro qui, lui, l’a reçue du Musée des Sciences à Londres, en Angleterre.
Sacoche de visite pour les médecins
No d’artefact : MSTC 2002.0091
Date : v. 1840-1899
Source : University Health Network, Toronto
La sacoche de visite faisait jadis partie du matériel normalisé du médecin de famille. Elle représente une époque révolue où les médecins visitaient leurs patients chez eux et se fiaient à des instruments de diagnostic simples mais puissants, comme le stéthoscope. Cette sacoche appartenait au Dr. Henry Hover Wright (1816-1899) de Toronto.
Cette sacoche interpelle les visiteurs au Musée des sciences et de la technologie du Canada de maintes façons. Pour certains, il s’agit d’un rappel des énormes progrès accomplis, tandis que d’autres visiteurs y voient un symbole de tout ce qui a été perdu au niveau de la relation médecin-patient.
« Papamobile »
No d’artefact : MSTC 1984.0197
Date : 1984
Source : Concacan Inc.
Qu’est-ce que la « papamobile » ?
Il s’agit d’un véhicule motorisé utilisé par le Pape pour ses déplacements en public au Vatican ou ailleurs dans le monde. Plusieurs versions existent, celles avec cabine ouverte et celles avec verrière.
Cette papamobile est l’une des deux fabriquées au Canada pour la visite du Pape Jean-Paul II au Canada en 1984. Fait surprenant, les deux ont été construites à l’usine Camions Pierre Thibault Inc., où l’on fabrique des camions de pompiers. La cabine vitrée permettait au Pape de saluer la foule tout en étant à l’abri des balles. Un siège lui permettait aussi de se reposer.
Selon une personne dans son entourage, le Pape a si bien aimé la papamobile canadienne, qu’on lui a offert la seconde en cadeau pour le Vatican.
Motoneige Ski-Doo®
No d’artefact : MSTC 1971.0437
Date : 1961
Source : M. L. Chartrand
Histoire d’amour ou de haine ?
2009 marque le 50e anniversaire de la motoneige Ski-Doo®. Joseph-Armand Bombardier n’est pas le premier à avoir conçu une motoneige, mais elle était la première à être produite en série. Le Ski-Doo® connaîtra un grand succès. Conçue comme mode de transport utilitaire, la motoneige deviendra un véhicule sportif et récréatif. Sa popularité soudaine toutefois rendra nécessaires une réglementation et des sentiers spécialement aménagés. De nos jours encore, le vrombissement de ce véhicule récréatif suscite parfois le mécontentement de résidents.
Thératron « junior »
No d’artefact : MSTC 1966.0043
Date : 1957
Source : Énergie atomique du Canada
Dans les années 1950, l’industrie nucléaire au Canada et les médecins spécialistes s’unissent afin de produire des nouvelles thérapies pour le traitement du cancer, lesquelles se répandront partout dans le monde. À l’Université de la Saskatchewan, Harold Johns invente une unité de cancérothérapie au cobalt 60, pendant qu’à la University of Western Ontario, Roy Errington développe une technologie semblable. Ce type de thérapie est surnommé ironiquement la « bombe au cobalt » dans la revue Maclean’s.
Fait intéressant : Ce modèle affiche une couleur d’un vert dominant, caractéristique de la couleur que l’on retrouvait dans le milieu hospitalier des années 1950 et 1960. Pour explorer la popularité du vert en médecine à cette époque-là, visitez l'exposition temporaire Artefact en vedette : La couleur de la médecine au Musée.
Rabot
No d’artefact : MSTC AO0045.140
Date : v. 1863
Ce rabot cintré vient de la collection d’outils qui ont appartenu à M. James Anthony. Menuisier de métier, M. Anthony fait son apprentissage en Angleterre, puis arrive au Canada en 1905. En 1916, après que l’incendie a détruit l’édifice du Centre de Parlement à Ottawa, M. Anthony est engagé comme contremaître responsable d’une équipe de reconstruction.
Le rabot a été fabriqué par Moseley & Co. à Londres, en Angleterre, quelque temps avant 1862. Lorsqu’il acquiert le rabot, M. Anthony marque son nom par-dessus ceux des anciens propriétaires Thomas Minors et Fred Wellington. Ces deux hommes étaient des menuisiers à Truro, en Cornwall (R-U); ils avaient une trentaine d’années de plus que M. Anthony, et ont habité à quelques coins de rue de chez lui en Angleterre.
Moteur électrique
No d’artefact : MSTC 1992.1761
Date : v. 1883
Source : Ontario Hydro
Il n’y a aucun doute que J.J. Wright fut un pionnier au Canada dans l’utilisation de l’électricité – c’est lui qui a construit la première centrale électrique de la ville de Toronto. Cependant, l’affirmation qu’il ait construit le premier moteur électrique au Canada et qu’il en ait fait la démonstration en 1883 demeure non fondée. Aucune source ne raconte la même histoire, et quoique les généralités soient identiques; les détails ne correspondent pas. S’agit-il véritablement du premier moteur électrique au Canada ?
En découvrant la « vérité », nous contribuerons à documenter un événement important de l’histoire technologique du Canada. Voilà le thème d’un travail que mènent actuellement les employés du musée.
Presse pour imprimer en braille - Colt’s Armory
No d’artefact : MSTC 1982.0531
Source : INCA, Montréal
Cette presse a été modifiée afin de graver en relief des pages entières de braille en une seule fois, permettant ainsi de produire en masse des documents. Comme on lit le braille en touchant les points en relief avec les doigts, ces points doivent être identiques en hauteur et grandeur. La platine et le socle de cette presse sont en parallèle juste avant et pendant l’impression ce qui veut dire que la pression est forte et égale partout sur les deux pages. En service jusqu’en 1982, elle est la dernière presse de ce type à avoir été utilisée par l’INCA pour imprimer en braille.
Veuillez noter le poulain qui est la marque du fabricant John Thompson Press Co. sur les deux côtés de la charpente de la presse.
« Poids reine Anne »
No d’artefact : MSTC 1997.0079
Source : provenant de Terre-Neuve, en usage aux environs de 1844
En 1855, la livre troy (5 760 grains), qui avait été définie par une loi britannique de 1824, a été remplacée par une livre de 7 000 grains – la livre avoirdupois –, source de l'énigme classique posée aux enfants : « Quand une livre n'est-elle pas une livre ? » L'ensemble du Musée (1997.0079), fabriqué selon le nouvel étalon, est connu sous l'appellation de « poids reine Anne ». Ces poids ont servi à Terre-Neuve entre 1844 et 1936 environ. Ils ont ensuite été remplacés par de nouveaux étalons d'une forme inhabituelle, au moment même où Terre-Neuve devenait une province canadienne en 1949. Ces poids étalons avoirdupois (1997.0156) ont été commandés à la Grave, Short & Co. en Londres avant que Terre-Neuve se joigne au Canada. Ils portent les inscriptions « G IV R 5323 1949 » et « St. John [sic] Newfoundland ». Ils étaient probablement destinés, au moment de la commande, à servir d'étalons primaires pour Terre-Neuve, mais l'intégration de la province au Canada en 1949 les a relégués au rang d'étalons secondaires.
Cutter Albany
No d’artefact : MSTC 2004.0023
Le cutter Albany, l’une des plus élégantes voitures à cheval d’hiver, était un véhicule de promenade pour les gens aisés. Il tire son nom de la ville de l’État de New York où son design a été conçu vers 1815, mais il a été par la suite maintes fois adapté par les voituriers américains et canadiens. Sa forme bombée requérait une grande expertise de fabrication. Récemment, notre Musée a fait l’acquisition d’un excellent spécimen de cutter Albany (2004.0023*) dans sa condition originale. Son étude tant du point de vue physique que de la recherche a été très enrichissante, car il s’agit d’un domaine peu étudié au Canada jusqu’à présent. Nous aimerions vous en faire part.
Machine à écrire
Acquisition récente
Fabricant : Edward Horton
Date : vers 1887-1890
Source : Achat
N° d’artefact : 2009.0001
La machine à écrire Horton a été la première machine avec un concept de barre à caractères visibles. Cela a représenté l’un des plus importants progrès dans l’histoire de la machine à écrire. Les modèles des machines à frappe avant avec barre à caractères visibles ont dominé au XXe siècle jusqu’à l’apparition des machines de traitement de texte et des ordinateurs qui ont rendu la machine à écrire désuète. La machine a été conçue et brevetée par un inventeur canadien, Edward Elijah Horton en 1883. Horton était journaliste au Globe de Toronto et sténographe à la Cour d’appel provinciale à Toronto. L’artefact acquis par le Musée est un modèle amélioré et breveté plus tard par Horton, en 1887. Les machines à écrire Horton sont extrêmement rares; on en connaît seulement cinq ou six exemplaires. Cette machine est la seule qui existe au Canada et tous les autres spécimens appartiennent maintenant à des collections privées.
Dispositif à couplage de charge de RCA et vase de Dewar
Fabricant :
Puce DCC : RCA
Vase de Dewar : Inconnu
Interface de télescope : Coldwell Enterprises, Dartmouth (Nouvelle-Écosse)
Date : 1979-1981
N° d’artefact : 2003.0222 and 2003.0223
Les astronomes de l’Université Saint Mary’s ont acquis cette puce DCC pour un projet visant à mettre au point un nouveau type d’appareil photographique destiné aux télescopes. Grâce à sa sensibilité aux faibles niveaux de lumière, le dispositif à couplage de charge (DCC) offrait aux astronomes la promesse de nouveaux cieux.
En 1979, le Dr Gary Welch et le Dr David DuPuy de l’Université Saint-Mary’s ont reçu une subvention du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNGC) afin de mettre au point un appareil photographique à dispositif de couplage de charge à partir d’une puce DCC. Pour y parvenir, ils ont dû surmonter les défis suivants :
- Refroidir le DCC à une température constante de -140 °C afin de diminuer le courant d’obscurité (infime courant électrique généré par la puce lorsqu’elle est mise en marche mais sans qu’aucune lumière ne tombe sur elle); et,
- Concevoir un logiciel pour relever, entreposer et manipuler l’immense volume de données générées.
En moins de dix ans, les DCC ont révolutionné l’astronomie, permettant aux télescopes spatiaux comme Hubble et aux sondes planétaires comme Mars Rover de disposer d’une sensibilité des centaines de fois supérieure à celle d’autres équipements utilisant une technologie d’imagerie traditionnelle. Cette révolution a été aussi importante que celle amorcée par Galilée lorsqu’il a pointé sa lunette astronomique vers le ciel, il y a 400 ans.
Le DCC présenté ici coûtait à l’époque l’équivalent de deux Coccinelles Volkswagen.
Microscope achromatique
Acquisition récente
Fabricant : Andrew Ross, Londres (Royaume-Uni) (1843)
Source : Achat
N° d’artefact : 2009.0088
Ce microscope est un artefact très rare pour l’époque. Il a servi à une naturaliste qui a accompagné son époux dans les colonies pendant ses missions militaires et travaux d’arpentage. C’est le microscope portatif de Caroline Estcourt Bucknall (1809-1886), née Caroline Pole Carew, épouse d’un officier de l’armée britannique, James Bucknall Estcourt (1802-1855). Bucknall Escourt a été affecté dans les colonies canadiennes dans les années 1830 et 1840. Caroline était une naturaliste amatrice d’une certaine renommée et une peintre. Quelques-unes de ses œuvres sont conservées à Bibliothèque et Archives Canada, notamment des portraits, des scènes sportives, des paysages ainsi que son journal.
Cet objet est également un microscope important datant de 1843, doté de l’un des tout premiers systèmes commerciaux portatifs de lentilles achromatiques (n° de série 68) fabriqué par le célèbre confectionneur d’instruments Andrew Ross, de Londres. En raison de sa provenance pittoresque et de son importance technique, c’est l’un des microscopes optiques majeurs de la collection.
Panneau du tableau de contrôle
Panneau du tableau de contrôle de la centrale électrique du canal de Sault Ste. Marie
Fabricant : Générale électrique du Canada, 1895
Source : Ontario Hydro
N° d’artefact : 1992.2666
Le gouvernement canadien a construit le canal de Sault Ste. Marie entre 1889 et 1895 afin d’ouvrir une voie navigable reliant l’Atlantique à la région supérieure des Grands Lacs. Le canal a constitué une vitrine d’innovations en ingénierie.
- Il a été le premier canal au monde à fonctionner entièrement à l’électricité.
- Il avait l’écluse la plus longue au monde
- Il a été construit en acier profilé, et non en bois et en fer.
- Le béton a remplacé la traditionnelle terre battue et renforcé les parois de pierre.
Ce tableau de contrôle commandait l’ensemble des systèmes électriques du canal. Il intégrait toutes les technologies les plus récentes : les compteurs et les disjoncteurs ont été placés devant des plaques d’ardoise et les câbles dangereux ont été cachés pour plus de sécurité. Par souci esthétique, on a encadré les panneaux du tableau de contrôle avec du chêne richement travaillé.
Cette innovation canadienne a profité tant aux États-Unis qu’aux acheteurs de nos produits de l’Ouest canadien, le blé en particulier, et a fait des Prairies canadiennes « le grenier du monde ». Bien que la navigation commerciale ait cessé en 1987, le canal est toujours ouvert à la navigation de plaisance.
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